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Produire de la musique en Belgique

17/12/2014

 

De nombreuses personnes pensent que je vis de la musique que je produis. Malheureusement, c’est loin d’être le cas. Malgré la crise que connaît l’industrie du disque depuis près d’une décennie, nombreux sont ceux qui ont encore une vue tronquées de la réalité du marché de la musique. Les raisons sont multiples : méconnaissance du fonctionnement de l’industrie du disque, amalgame entre industrie du disque et artistes multimillionnaires, etc… Une chose est sûre, à l’heure actuelle, produire de la musique en Belgique relève plus du mécénat que de l’investissement rentable. Afin d’illustrer mon propos, voici l’exemple du projet « Just Wanna Wake up » que j’ai pu réaliser avec la participation du label Odacity.

 

Pour que le titre « Just Wanna Wake up » voie le jour, nous avons consacré un budget d’environ 2000€.

– 400€ ont été nécessaires pour louer une salle afin d’enregistrer la chorale d’enfants;

– 1000€ ont été alloués aux frais d’enregistrement en studio;

– le clip vidéo a coûté 600€.

 

Malgré l’exposition importante dont le titre a bénéficié dans les médias et son parcours dans les classements de l’Ultratop, le titre n’a été téléchargé qu’à 150 reprises sur iTunes et est écouté 30 fois par jour sur Spotify. Le tout mis ensemble nous a permis de gagner jusque maintenant environ 300€, un montant dérisoire par rapport à la somme investie au départ.

 

Outre ces chiffres plutôt faiblards, le projet a tout de même généré des droits d’auteur et des droits voisins qui eux, seront reversés un an plus tard. En effet, lorsque le morceau est diffusé en radio, l’auteur et le compositeur perçoivent des droits d’auteur via la Sabam, le/les producteur(s) perçoivent des droits voisins via la SIMIM et et le/les interprète(s) perçoivent également des droits voisins via Playright.

 

Prenons un exemple concret afin d’illustrer cette répartition. Lorsque NRJ diffuse un titre comme « Just Wanna Wake up » en journée, NRJ reverse quelques euros aux organismes de gestion des droits d’auteur. L’auteur et le compositeur perçoivent environ 90% de cette somme. Le/les producteur(s) et le/les interprète(s) se partagent le reste. Etant donné que le morceau a relativement bien marché en radio et que j’en suis l’auteur, le compositeur et coproducteur, je peux espérer dégager un minimum de bénéfices, qui paieront les dizaines d’heures passées à travailler sur le projet !

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